Stage de Body-karaté et de karaté-contact à Luçon le 6 Mai 2007.
Le 6 Mai 2007,l e club de karaté de Luçon organisait un stage de Body-karaté et de karaté-contact. La date choisie (un week-end prolongé et une élection présidentielle) n'a pas favorisé la participation. Le nombre restreint de participants a amené les organisateurs à modifier un peu l'ordre de leur programme : de ce fait, certains ont pu suivre d'abord le cours de Body-karaté, puis celui de Karaté-contact. Le stage a ainsi pu répondre à toutes les attentes, même pour certains les dépasser.
Il est intéressant de constater que le Body-karaté prend un style différent selon la personnalité du professeur... A chaque fois, c'est une découverte. Le 6 Mai, c'était un rythme différent et il fallait s'adapter avec plus ou moins de réussite, ce qui provoquait des situations cocaces. Mais il n'était pas utile d'avoir pratiqué le karaté pour suivre les chorégraphies. Elles étaient accessibles à tous.
Après la première partie de Body-karaté,l es uns ont choisi de continuer le cours avec un autre professeur, les autres, une dizaine de karatékas dont je faisais modestement partie, se sont regroupés au Dojo. Je dis modestement car je n'avais pas prévu de participer à un tel cours. Pour moi , les a-prioris que j'avais entendus au sein de mon club, me faisaient entrevoir un monde de violence... Le seul mot de Karaté-contact enflammait mon imaginaire : c'était un combat de Titans où tous les coups étaient permis, où il fallait accepter la souffrance physique (nez ensanglanté, oeil au beurre noir, côte cassée), où la force musculaire était primordiale, donc par excellence un combat réservé aux hommes... En tant que femme, je ne suis pas attirée naturellement par la violence et même ma pratique habituelle du karaté est un habile mélange de combativité et de sensibilité.
D'emblée,le professeur a donné le ton,en parlant technique, mobilité, rapidité d'exécution, contrôle de soi, observation et connaissance de l'adversaire, précision des attaques...critères qui font appel à la finesse et à la réflexion Tous les coups ne sont pas permis. La finalité n'est pas de massacrer l'adversaire... C'est un combat loyal, fulgurant comme un éblouissement : Eblouissement par le coup reçu peut-être, mais aussi éblouissement par l'enchaînement des techniques mises en oeuvre en quelques secondes.
J'oserai dire que c'est de l'Art.
Signé : Jeannick